Des têtes et des gens, des gens et des têtes
Je me demande où se trouve le genre créé
Je suis libre, j’en suis verte
Je rêve de parcourir le monde
Comme une immense ronde
De rires et de sourires
D’éclats de voix et de dires
Regarder l’autre dans les yeux
Et rire de me montrer si peu

L’aube par les sons insoumis heurtent la porte
heurte la porte de mon coeur
tachant de glisser à l’intérieur
tout l’or du monde  en un sourire de bonheur
Je rie et je crie
J’aspire et je chante
Je crois en toi et je me sanctifie
J’admire et je récite
J’abrège et je pardonne
De l’aube à l’aube
Je résonne

Je rêve et je crie
Je procède et je chante
J’humilie et je sourie
Je rêve et je rie
J’admoneste et je prie
J’obéis et j’organise
La flammèche dans la bougie
J’interroge et augmente
de cesse le prix
de mon ineffable silence
Bientôt je serai sans souci
Calibrée par l’envie
Délivrée

Le sourire de grenouille

Le sourire de grenouille
ce n’est pas un sourire de bénitier
Il semble bête,
à prendre le large  dans la figure,
sans même s’adresser à quelqu’un,
pour ne rien dire en quelque sorte.

Il s’étale
tel un grand arbre
une grande fleur
un grand ciel,
un grand millepattes
Tellement bonhomme semble-t-il
Au bord du cœur humain est-il ?

Comme il réchauffe qui accepte de recevoir…
Pour celui/celle sur qui il s’est posé
C’est la gratitude infinie d’être…
Maintenant.
Il ressemble à celui qui fleurit sur la plage
quand la chaleur envahit les corps
Mais celui-là ne demande rien d’extérieur
pour éclore,
Il nait de son bulbe,
Le coeur

Un pas sur la Lune
pour le petit homme.
A grandes enjambées
Il marche vers la vie,Vers son accession au trône.
De grandes présences bienveillantes et attentives
travaillent l’ombre des doutes,
traversent le quiproco des étoiles

Inspiré de l’image / un sentier de montagne –  les grands-parents, la mère et l’enfant –  le grand-père soulève par les épaules son petit-fils qui continue de manoeuvrer ses jambes pour marcher/